Droits des enfants :
où en sommes-nous en 98 ?
Claire Brisset (Unicef) dirigeait le débat
Bruno Ricatto est le président de l'UNICEF
et il nous a parlé de l'écart entre la Convention des droits
des enfants et la réalité.
La convention est un texte à valeur internationale. Il ne s'agit
pas de constater mais de la faire vivre. Aujourd'hui, le combat continue
pour l'appliquer.
La convention oblige les états à respecter les droits des
enfants. Il est demandé aux états de dire ce qu'ils ont fait
pour améliorer ces droits.
Bruno Ricatto a cité l'image de la bouteille à moitié
pleine (il y a des lois) ou à moitié vide (parce qu'il y a
d'énormes progrès à faire).
Colette Jacob et Bruno Ricatto (Unicef)
Le professeur Minkowski, professeur en pédiatrie
court dans le tiers monde pour s'occuper de l'enfant dans sa globalité.
Il nous a parlé du droit à la santé, à la nutrition;
le droit de ne pas mourir. Il a participé à la signature de
la convention en 1990.
Il travaille au Bangladesh et s'occupe d'orphelins et nous reconte comme
ils deviennent souriants.
Il nous a même apporté des photos. Mais 40.000 enfants meurent
encore chaque jour.. Il ne faut pas seulement les nourrir, mais s'occuper
de leur tête pour qu'ils aident leur pays à tenir debout.
Il dénonce le fait qu'on ne fasse pas assez participer les enfants
à ces combats et souhaite qu'on les envoie beaucoup plus souvent
en mission car ils savent très bien faire.
Le sort des enfants est une priorité, et les enfants doivent participer
en premier dans ce combat.
Le Professeur Minkowski
Colette Jacob, institutrice, chargée de
la culture a la mairie dans le 19 arrondissement de Paris a parlé
essentiellement du droit a l'éducation. Elle a cité l'exemple
d'une rencontre entre une classe du 10ème arrondissement et un groupe
de brésiliens, et a raconté que malgré les difficultés
et les drames; lorsqu'il y a rencontre, les enfants se retrouvent, jouent,
parlent et communiquent. Les enfants ont le droit de jouer. JEUX ET RIRE
les aide a grandir.
Bernard Epin a parlé du droit à
l'expression bien souvent négligé. Il était instituteur
et a écrit des livres sur la citoyenneté. En montrant les
causes, on peut donner aux enfants le sentiment que ce qu'ils peuvent faire
est utile et c'est le fil conducteur de son dernier livre que je voudrais
bien lire. Les enfants s'expriment, on écoute leurs idées
mais leurs paroles s'envolent car on ne leur donne pas les moyens de les
mettre en pratique. Il a cité l'exemple de la marche des enfants
en Belgique qui traduit le droit à l'expression et qui a été
poussé à son aboutissement.
Bernard Epin