Festival des théâtres francophones en Limousin

Le Maghreb à l’honneur

Rencontre avec Arezki Mellal
En résidence à la Maison des auteurs
Vive la Francophonie !!
Madagascar : Exposition photos
Spectacle: Au delà des rails



6 Quels énormes efforts ont été demandés aux élèves de 4ème E du collège Ronsard à Limoges!
En à peine deux jours, être initié aux techniques journalistiques, découvrir le théâtre, le monde du Festival International des Théâtres francophones en Limousin, et surtout, peut-être le plus difficile pour des élèves, produire des textes,  tout cela relève de l'exploit.
Eh bien, l'expérience s'est révélée positive : richesse des découvertes et des rencontres, des contacts avec le monde francophone.
Le Zèbre est vraiment un carrefour formidable!
Donc, pour ces élèves, première expérience variée, et qui leur va donner, n'en doutons pas, l'envie de lire, d'écrire, d'aller au théâtre, de s'ouvrir au monde.
Jennifer, 13 ans Graziella, 13 ans  Farid, 14ans Laetitia ,14ans  Baptiste 14 ans, Yohann 14 ans, Frederic L 14 ans, Frederic M 14 ans  Loïc, 12 ans  ont réalisé ce numéro de l'Espiègle durant leur atelier-presse.

Collège d'Enseignement Secondaire Pierre de Ronsard
98 r Brégère 87100 LIMOGES  Tél. 05 55 37 37 66



AREZKI MELLAL : "l'écriture est un acte d'une grande solitude"


Arezki Mellal, auteur algérien de 52 ans, vit avec sa famille à Alger. Il est présent au Festival en tant qu'auteur invité.

- L'Espiègle : Est-ce la première fois que vous venez au Festival ?
- Arezki Mellal : Au Festival oui, mais je suis déjà venu à Limoges en résidence d'écriture pendant trois mois au printemps 2002.
- Qu'avez-vous fait pendant ces trois mois ?
- Des idées ont mûri pour les deux pièces de théâtre et le roman que j'écris en ce moment. J'ai écrit un texte de quatre pages sur Oradour , qui a été lu au Festival d'Avignon cet été. J'ai également participé à des rencontres avec des étudiants et des associations.
- Est-ce-que votre métier d'auteur vous suffit pour vivre ?
- Non, je suis graphiste, métier qui se situe entre le manuscrit et le livre imprimé.
- Comment naît un texte ?
- J'y pense pendant des mois et des mois. Il y a toute une période de gestation, où je prends des notes. Pour moi, l'écriture est un acte d'une très grande solitude. Par contre   je discute de ce  que j'écris avec des amis très proches.

Graziella, 13 ansJennifer, 13 ans


La résidence, une chance !

Comment entrer en résidence dans la maison des auteurs ?

10 Pour être accepté dans ce lieu très demandé il faut : un projet d'écriture, une lettre de motivation, un justificatif de ressources (Béatrice Canté qui s'occupe des auteurs en résidence répond aux questions que vous vous posez). Chaque année 12 auteurs sont choisis par le comité de lecture parmi deux cents cinquante candidats. Ils doivent impérativement produire des textes écrits en français.
Il y a trois studios équipés dans la résidence, à Limoges, pour trois auteurs par trimestre. Au rez-de chaussée, un salon  avec une bibliothèque et un ordinateur, une cuisine  aménagée sont des lieux de rencontre. Les locaux sont accueillants, clairs donnant sur une cour intérieure.  Avec la bourse dont ils disposent (5000 euros : 33000 francs au total), les auteurs donnent une indemnité pour le logement et peuvent payer leurs frais de séjour, certains doivent aussi en payer leur billet d'avion.
Etre en résidence c'est une chance mais  ce n'est pas forcément des vacances.

Farid, 14ans Laetitia ,14ans  Frederic, 14 ans



Vive la francophonie !!

12 Cinq lycéens marocains et leur professeur de français ont été choisis pour venir à Limoges grâce à l'Institut français qui leur a  proposé de voir le 19ème Festival International des Théâtres Francophones en Limousin. Ils viennent du lycée OTMAN BEN AFFANE à Casablanca. C'est une classe OLF (option langue française). Au Maroc, ils étudient la littérature française (Balzac, Molière et Pagnol...)  et des livres de la littérature maghrébine. Ils ont réalisé une page internet sur V. Hugo ; ils reçoivent de nombreux auteurs et ils vont souvent au théâtre. A les écouter, on voit qu’ils adorent vraiment le théâtre.
En France  ils découvrent un théâtre différent. Au Maroc, le symbole de leur sens du spectacle et du partage, c'est la place Djemââ El Fna , à Marrakech. Là, des conteurs, des charmeurs de serpents et des musiciens font leurs numéros, encerclés par de nombreux touristes venus du monde entier. Le festival leur plaît, ils ont visité Limoges et ils trouvent cette ville très jolie.     
Et pour conclure, cette rencontre nous a beaucoup apporté (et même des cadeaux, quelques mots de leur langue...). Nous avons rencontré des jeunes chaleureux et sympathiques, nous aurions souhaité rester plusieurs heures avec eux.
A quand un voyage au Maroc ?

BAPTISTE 14 ANS, FREDERIC 14 ANS ET YOHANN 14 ANS




Pierrot Men : Photographe des rues de Madagascar


14
« La haine »
16
« Ils sont si chargés et sans chaussures »





"Au delà des rails ": une  bonne trouvaille


18 La pièce intitulée "Au delà des rails",  jouée par 10 acteurs Tunisiens, raconte la vie de pauvres chômeurs. Par leur création artistique, ils  expriment l'envie de sortir de cette misère. Ils ont l’impression d'être enfermés dans une cage comme des cobayes. Malheureusement ils n'arrivent pas à se sortir de cet enfer.
La pièce est un peu complexe mais réaliste par leur façon de s'exprimer.
La traduction n'est pas parfaite, le défilement du surtitrage se fait parfois trop rapidement. Leur façon de bouger est bien coordonnée. Leur costumes se marient bien avec le contexte de l' histoire.(couleurs sombres, vêtements austères) Le son, parfois très fort, avec des ordres criés nous a fait penser à un dictateur. Le décor  est plutôt dépouillé (une cage, une échelle et des chaises). c'est surtout par les jeux de lumière que nous sommes bien entrés dans l'histoire. Au début de la pièce, le contexte était assez dur à comprendre, mais le jeu des acteurs a conquis toute la salle. Il y a même eu plusieurs rappels !

Loïc, 12 ans
Frédéric, 14 ans