A Niamey, "les petits bandits"
ont réalisé les portraits de leurs amis acrobates, marchands
ambulants, handicapés ou artisans-patrons. "Les petits bandits"
ce sont les enfants des rues. Venus de la brousse ou orphelins de la ville,
ils ont de 10 à 16 ans et vivent en bandes à proximité
du grand marché.
Sadou Moussa, Gado Hassoumi, Idrissa Hamidou, Abou Ali, Boubacar Moussa,
Moussa Dembo, Hamidou Yssaka, Alio Saâdou et Ousmane Amadou participent
à l'action menée par Caritas Niger en faveur des enfants
des rues de Niamey.
A Dakar, les familles se sont livrées aux objectifs des jeunes reporters du quartier Siggi. La ville avec sa saleté mais aussi son marché coloré et ses pêcheurs a incité les enfants à réaliser de vrais photo-reportages. Ils sont neuf enfants, âgés de 12 à 14 ans, Sénégalais, Guinéens, Maliens. Amadou Diouldé Bâ, Djibrill Sow, Magatte Aya, Bilale Diallo, Alpha Amadou Bhâ, Mamadou Diouma Diallo, Assane Baye, Jeanne Kaba, Diouma Sow bénéficient du soutien d'ENDA. Quelques-uns sont scolarisés, d'autres suivent les cours du soir et travaillent pendant la journée.
A Cotonou, les enfants des bidonvilles ont découvert la vie des pêcheurs de la cité lacustre de Ganvié et réalisé des portraits de famille soigneusement réunis dans des arbres généalogiques. Sylviane, Jean-Claude, Achille, Raoul, Hyriam, Blaise, John, Victor, José, Armel, Didier, Alain, FouriÈ, Florent sont les "Petits Samuel". Ces enfants de 10 à 15 ans peu ou pas scolarisés et orphelins vivent dans des conditions très difficiles. Certains d'entre eux sont en apprentissage de mécanique ou de couture aidés par le CCFD.
A l'issue des missions des photographes, les organisations non-gouvernementales partenaires (Afrique verte et Caritas-Niger à Niamey, ENDA à Dakar, le CCFD à Cotonou) ont assuré le suivi local, les enfants effectuant leurs reportages pendant deux mois grâce au matériel (appareils photo, pellicules, piles) que nous laissons à leur disposition. Les reportages donnent lieu à des expositions sur place (le Centre culturel franco-nigérien présentant par exemple ces photos à Niamey) et en France.
Un parrainage est enfin mis en place permettant à des jeunes motivés de poursuivre l'apprentissage de la photo dans une perspective professionnelle. Ce parrainage est confié à des photos-clubs français qui suivront individuellement les jeunes sélectionnés.