L'interview

 

 

 Teri Moïse

Teri vit une extraordinaire histoire d'amour avec le public français


- Il y a un an personne ne la connaissait et aujourd'hui elle est partout !!


- C'est les festivals que j'aime.

- Ton histoire est incroyable..

- J'habitais à Los Angeles et j'avais l'idée de voyager en étant jeune fille au pair et je suis arrivée à Paris. C'était particulier, j'étais frustrée..

- Tu es venue avec une basse ?

- Mon père m'a offert une basse et j'ai appris en France.


- Je n'étais pas là pour faire de la musique, c'est à travers des rencontres que j'ai commencé en jouant mal et j'ai étudié la musique, j'étais à la Sorbonne. Ca fait 5 ans que je suis en France.

- Comment fais-tu pour parler si bien français ?

- Je me suis dit la prochaine fois que je parle francais avec ma mère, je me suis promis de ne par faire de faute.

- Ta mËère est d'origine haïtienne ?

- Oui. Ma mère m'a entendue à la radio et elle m'a appelée pour me dire "il y a une Teri Moïse à la radio il ne peut pas y en avoir deux !" C'est comme ça qu'elle a appris que je chantais, je ne lui avais pas dit !! J'ai pris la décision de faire de la musique mais je ne voyais pas quoi et ce sont des amis qui m'ont encouragée à essayer ma voix et j'ai eu de la chance.


- Pas que de la chance !


- Ce que j'essaie de faire avec la chanson "Michel" c'est d'après un documentaire sur les enfants travailleurs. J'esssaie de faire passer de l'émotion et je suis surprise de voir ce que les gens analysent. Il y a d'autres chansons tirées d'un film comme "Je serai là", c'est d'après un film où un enfant meurt, c'est très triste.


- Il a fallu monter un groupe pour tourner ?

- C'est vraiment comme une famille et on s'amuse; quand ce sera fini on arrêtera.


- Tu n'ose toujours pas demander ton chemin aux gens dans le métro ?

- Oui, je préférais me perdre que de demander mon chemin et maintenant je connais Paris comme personne !!

- Pourquoi ne t'es-tu pas plus servi de la musique d'Haïti ?

- Je ne voulais pas, c'est un texte et il aurait fallu que je fasse un grand effort pour faire de la musique haïtienne.
Je crois que je suis plus de Los Angeles et Haïti je le connais plus par mes parents, c'est à découvrir pour moi.

-Tu fais toujours du stretching ?

- Je ne le fais pas tous les jours. Ca va très vite les rumeurs, il a suffi que je dise ça à un journal pour que tout le monde le reprenne !!!


- C'est un autre monde le hip hop. On te l'impose ?

- Non on ne m'impose rien, je ne suis pas fermée. Mais mes racines c'est surtout la musique noire américaine genre Steve Wonder....

- Tu vas chanter avant Khaled ..


- C'est la deuxième fois que je fais la première partie de Khaled. La première fois, j'avais 5 chansons et c'est allé très vite, dix minutes !!

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