Les nouveaux réalisateurs
Au
14eme Festival du Film de Paris, sur les Champs Elysées, les nouveaux
réalisateurs ont livré leurs secrets. Wilfrid Hureau, ancien
comédien et auteur-réalisateur nouvellement connu, a expliqué
aux spectateurs présents, dont la majorité essaie de percer
dans ce milieu relativement fermé, il faut l’avouer, quels sont
les divers procédés pour débuter dans la création
d’un court métrage. Sonia Jossifort, présidente de la maison
du court métrage, à Paris, précisa les différentes
voies et aides que l’on peut obtenir afin de parvenir à son but.
En effet, la création d’un court métrage de six à
dix minutes coûte tout de même entre cent et cent vingt mille
francs, une somme lourde et difficile à débourser. Il faut
donc trouver un producteur, mais surtout convaincre grâce à
un sénario choc. Pour ce faire, il faut à l’auteur une idée
et de l’inspiration. En ce qui concerne Wilfrid Hureau, il ne sait pas
d’où celles-ci lui viennent: «une histoire racontée
par un ami peut suffir». La suite peut venir de l’aide trouvée
dans divers livres ou du «conseil scénario » que propose
l’association de Sonia Jossifort. Il s’agit ensuite de monter une équipe
aussi solide que possible. Pour ce qui est du tournage, une autorisation
est nécessaire afin de filmer des lieux publiques, bien choisis
au préalable. Mais tout ceci ne se déroule qu’après
avoir trouvé une production sérieuse telle que France2 ou
France3, Canal+ ou encore Arte qui achèteront le court métrage,
mais qui ne le diffuseront pas toujours. Enfin, notons que l’on ne peut
pas vivre de la création d’un court métrage. En effet, les
auteurs-réalisateurs ne sont pas rémunérés
!!!
De
leur côté, Vincent Ravalec et une jeune femme dénommée
Marie qui écrira très prochainement un sénario pour
le série «Combats de femmes» sur M6, ont essayé
de démontrer la difficulté de rentrer dans le métier
de réalisateur de longs métrages. Certaines personnes qui
ont en effet essayé ont réagi quelque peu vivement. Marie
et Vincent ont alors expliqué qu’il fallait percer petit à
petit... Sauf dans le cas où l’auteur aurait écrit un scénario
béton, comme dans le cas de « Ridicule » !
Delphine, 16 ans.