Le groupe TF1, plus qu'une simple chaîne
Avant
la visite des locaux de la première télévision française,
TF1 n'était pour moi qu'un simple bouton sur la télécommande.
Le groupe TF1 est en fait composé de cinq chaînes : TF1, bien
sûr, mais aussi LCI, Eurosport, Odyssée, ou Shopping Avenue,
et comporte une vingtaine de filiales dont les plus connues sont : TF1
vidéo, TF1 musique (qui lance les tubes de l'été),
TF1 film production, TF1 international. Il détient aussi 25 % de
participation à TPS.
C'est la première chaîne de télévision française
tout d'abord : elle a remplacé l'ORTF (Office de radio et de télévision
française) mais le logo TF1 n'est apparu qu'en 1974, puis la chaîne
a été privatisée en 1987. On peut aussi dire qu'elle
est aussi la première chaîne de télé en ce qui
concerne l'audience : elle réunit régulièrement dix
millions de téléspectateurs pour le journal télévisé
de 20 heures détenant ainsi 35 % de parts de marché.
Et la pub ??? C'est bien sûr le principal revenu de la chaîne
qui lui rapporte 7,5 milliards de francs ( rappelez-vous les longues pauses
pendant vos films préférés), alors que le chiffre
d'affaire est de 11 milliards de francs. Le groupe ne dégage grâce
à la pub entre autres « qu' » un bénéfice
de 720 millions de francs (c'est peu par rapport à ce que rapporte
la pub mais il a beaucoup investi dans la création de quelques chaînes
qui n'ont pas encore été rentabilisées).
Visite guidée des locaux de TF1
Dans la tour de TF1 se trouve la direction de l'antenne, les ailes Nord
et Sud concentrent plutôt la partie technique et dans le carré
central se situent les studios. Il y a trois plateaux : un studio virtuel
en 3D (tous les cotés du « cube » ont un fond bleu,
on incruste ensuite le décor) qui sert la plupart du temps à
des programmes courts, un autre à « décor modulable
» pour les magazines et toutes les émissions de talk-show
pouvant accueillir du public, le dernier étant réservé
aux journaux télévisés comportant aussi un coin météo
(le présentateur et devant un fond bleu puis la carte de France
est ensuite incrustée)
La fabrication d'un journal télévisé
Pour mieux comprendre cette journée épuisante, nous allons
nous mettre dans la peau de l'équipe de réalisation du journal.
Il faut tout d'abord bâtir le journal : lors de la conférence
de rédaction, les présentateurs qui sont souvent rédacteurs
en chef de leur journal, chefs d'édition et d'information constituent
le conducteur du journal (ordre d'enchaînement des sujets avec le
timing correspondant). Il faut en même temps chercher l'information
; ces deux opérations durent environ sept heures. Il existe deux
moyens de recueillir l'information : tout d'abord par l'un des 250 journalistes
de la chaîne dont une dizaine de correspondants étrangers
et une quinzaine de correspondants régionaux ainsi que de nombreuses
équipes de reportage. Puis par des agences de presse qui sont un
réseau d'information mondial très utilisé par les
médias qui doivent s'y abonner pour en disposer. La plus connue
en France étant l'Agence France Presse, mais il en existe bien d'autres
: par exemple l'Associative Press, agence de presse américaine
ou Reuter, anglaise. Il faut ensuite « fabriquer les sujets »
: les journalistes assistés de monteurs spécialisés
choisissent et assemblent les images-clé de leurs reportages. La
construction du journal doit se faire en même temps : la salle de
trafic reçoit par satellite les sujets des différents correspondants,
le présentateur écrit son texte et le conducteur définitif
est établi mais peut être modifié à tout moment,
même pendant la diffusion du journal. De cette journée de
travail acharnée résultent deux directs, ceux de 13 et 20
heures. On ne se rend pas toujours bien compte du travail que la rédaction
d'un journal demande mais je pense qu'à présent, nous ne
regarderons plus les journaux télévisés du même
oeil.
Petit lexique
Audience : Le pourcentage est calculé par rapport au nombre de personnes
qui ont la télé à partir d'un sondage sur la base
de 6000 personnes.
Parts de marché : Le pourcentage est calculé par rapport
au nombre de personnes qui regardent les six chaînes nationales sur
la base d'un indice 100.
Bénédicte, 15 ans