Trois minutes trente en direct sur France-Info

Dimanche 22 juillet restera une des dates mémorable du séjour. En effet, c’est à cette date (jour de l’étape Tarbes - Luz Ardiden) que deux d’entre nous ont parlé de leur séjour en direct sur une radio nationale.

En plus de nous faire découvrir l'univers du Tour de France, ce séjour nous a donné l'occasion de connaître l'univers des médias. Plusieurs se sont intéressés à nous : la télévision avec le très sympathique Henri Sannier (présentateur de "Tout le sport"), la presse écrite avec le quotidien  "l'Equipe" et la radio avec "France Info". C'est d'ailleurs cette dernière, par l'intermédiaire de Valéry Lerouge, qui s'est avérée la plus intéressée. En effet, elle a permis à deux d'entre nous de parler en direct de notre séjour pendant 3 minutes 30.

Quelle joie lorsque nous avons pénétré, accréditations autour du cou, dans l'espace presse ! Là-bas, beaucoup de journalistes qui préparent leurs papiers ou leurs interventions et quelques stars du cyclisme telle que Félicia Balanger... Le journaliste, Valéry Lerouge nous met dans le bain : "3 minutes 30 de direct, surtout ne pas être intimidés et faire comme si nous n'étions que tous les trois". Verre d'eau à la main, nous l'écoutons attentivement et les premières appréhensions se font ressentir. Valéry s'absente quelques minutes, le temps pour nous de souffler et d'échanger nos impressions. Puis il revient : il nous fait part approximativement des questions qu'il nous posera et nous réfléchissons aux réponses que nous apporterons.

Le direct est dans quinze minutes : le journaliste nous questionne, cette fois-ci pour introduire au mieux notre interview. Entre nous deux, on répète : "tu dis telle chose, moi telle chose." Il fait chaud et notre anxiété augmente, on bafouille un petit peu : espérons que tous va bien se passer ! Le journaliste nous rejoint : il nous fait répéter une ultime fois, 7 minutes avant le direct. La répétition se passe bien. Il nous met à l'aise mais cela n'empêche pas notre trac : "Et si on se trompe... " Ne pas y penser ; on discute tous les trois et puis on nous appelle : il faut gagner la table autour de laquelle se passera le direct ; sur celle-ci trois casques nous attendent. On s'hydrate. Une personne est déjà là : c'est elle qui s'occupe de nos casques et micros.

Nous enfilons nos casques : nous entendons d'une part ce qui passe à l'antenne et d'autre part les consignes des ingénieurs qui sont dans le studio : "3'30, un top quand celles-ci seront écoulées". Dans nos têtes, nous nous répétons ce que nous devons dire puis six, cinq, quatre, trois, deux, un, zéro... La tension est à son paroxysme. Valéry commence à parler puis s'adresse à nous, et c'est parti. Peu à peu, nous sommes complètement à l'aise, les questions s'enchaînent puis le top retentit et Valéry doit clore le direct.

Quelles sont passées rapidement ces trois minutes trente ! Chacun enlève son casque. Valéry nous remercie et nous serre la main. Ca y est c'est fini : nous sommes passés à la radio nationale. Pour Valéry ce ne fut qu'un simple direct mais pour nous ce direct restera une expérience inoubliable !

 

Sandrine

Photos : Sur le Tour 2000, c'est France Télévision qui accueillait les jeunes reporters sur le plateau du vélo Club et Rachid Arab, le journaliste de France 2 qui répondait amicalement à leurs questions