Manuel Martinez : Profession, journaliste sportif


manuel Après avoir passé près d'une heure avec Manuel Martinez dans l'hôtel des équipes lors de la journée de repos, notre vision du journalisme sportif s'est considérablement éclairée. Ce journaliste réputé et connu de tous ses homologues, depuis 16 ans dans la profession, travaille pour le journal "L'Equipe" dans la rubrique "cyclisme" et ce Tour était pour lui le 13ème. Passionné de sports, mais aussi sympathique et drôle, il nous a mis à l'aise et notre discussion s'est révélée très intéressante. Il nous a donné des conseils, promettant d'essayer de nous aider sur les étapes suivantes, et nous a présentés aux nombreux journalistes (Prud'homme de France Télévision, un Belge, un Espagnol...) et anciens champions (Mottet, Van Impe...) présents dans le hall. Sa disponibilité nous a étonnés, car les autres journalistes étaient alors en pleine "mêlée" pour la conférence de presse d'Ullrich.

- L'Espiègle : Quel est votre parcours ?
- Manuel Martinez : Je n'ai pas de diplômes mais je ne suis pas un exemple. Aujourd'hui une école de journalisme est le passage obligatoire.
- Est-ce que vous avez toujours voulu être journaliste sportif ?
- Je voulais en tout cas être dans le sport.
- Y a-t-il beaucoup de femmes dans le métier ?
- En proportion, non, mais il y en a de plus en plus. Dans la rubrique cyclisme, il y en a 4 sur 11.
- Quelles sont les relations entre les journalistes des différents pays ?
- Bonnes. Je parle le français, l'anglais, l'espagnol et l'italien.... ça aide.
- Est-ce que vous suivez les coureurs toute l'année ?
- Oui. Mais ce n'est pas le cas de tous les journalistes ici : ceux qui appartiennent à des mensuels comme "Vélo Magazine" ne suivent que les courses les plus importantes.
- En quoi le Tour est-il différent des autres courses ?
- Par son gigantisme. Le fait qu'il ait lieu pendant le mois de juillet y joue un grand rôle : il est très populaire et très bien organisé.
- Arrivez-vous à être ami avec certains coureurs ?
- Oui. Par exemple je n'habite pas loin de chez Médéric Clain et on s'entend bien.
- Est-ce que certains coureurs sont connus par les journalistes pour être particulièrement désagréables ?
- (Très sérieux et direct) Armstrong. Je n'ai vraiment pas une grande estime pour lui. Son attitude est en grande partie due au fait qu'il soit américain. Et ça dépend aussi de l'équipe. Par exemple, quand Héras était chez Kelme il était sympa mais maintenant qu'il est chez l'US postal il a beaucoup changé.
-Est-ce que le Tour du Centenaire est différent des autres Tours ?
-(il hésite) Non. Le tracé est "normal". Le niveau est peut-être un peu plus relevé et je pense qu'il est plus intéressant sportivement par rapport aux dernières années (pour tout le monde : public, ceux qui suivent...).
- Votre favori ?
- Il a abandonné... C'était Beloki.

Marie-Charlotte L. et Solène B.