Stromboli stories
Andiamo
Du
haut de notre camping, des échos nous sont parvenus : le Stromboli
serait une épreuve insurmontable ! Pourquoi monter si haut sans
la certitude d'assister à un spectacle inoubliable ! Les yeux alourdis
par une nuit agitée, nous abordons dès le réveil une
journée difficile !
Après un copieux petit déjeuner, "The Cosimo's bus" nous
amène au port où notre navire est arrimé. Les voiles
grandes ouvertes, nous nous dirigeons vers l'île!
Intimidés par un ciel couvert, nous commençons le périple.
Précédés du guide, nous entamons le "Level 1". Un
niveau qui nous transportera l'air de rien vers le premier point de vue.
Mais surpris par une tempête de sable, banane en bouche, nous nous
hâtons vers les deux prochains niveaux. Plus ardus, certains de nos
explorateurs, dépassés, reprennent la tête de la troupe.
Enfin, nous atteignons le sommet. Quel temps de chien ! Equipés
de masques à gaz, de casques, de vêtements chauds et surtout
d'appareils photos et de lampes torches, nous sommes prêts à
l'assaut : le cratère nous appartient déjà ! Figés
derrière nos objectifs, nous attendons le bon vouloir de ce monsieur.
Comme toute tête dure, il réagit violemment aux défis
que nous lui lançons. Souvenirs en boîte, nous amorçons
la descente. Sous un ciel étoilé, avec deux kilos de sable
dans les chaussures, nous avons du mal à suivre le guide "Andiamo!"
("Allons-y")
Mais tous ces efforts sont récompensés par une satisfaction
personnelle : je l'ai fait ! Exténués, nous nous écroulons
sur la plage, et bercés par le bruit des vagues, nous nous endormons.
Les chaussures, le cœur et les yeux remplis, nous reprenons le chemin vers
Lipari.
Mathieu, 16 ans, Annelise, 17 ans, Audrey, 17 ans
PS : L'après-Stromboli
A l'heure où nous écrivons cet article, nous ressentons
encore l'immense fatigue qu'a causé l'ascension de ce volcan qui
malgré tout en valait la peine. C'est pour cette raison que nous
sommes dans l'incapacité de nous exprimer sur ce magnifique moment.
Le Stromboli est donc placé sous le signe de la beauté mais
également sous celui de la fatigue qui nous empêche de réfléchir.
Merci de votre compréhension….
Cédric, 17 ans, Caroline, 17 ans, Marina, 16 ans
L'ascension du Stromboli : une expérience
inoubliable
Aucun
de nous n'aurai jamais imaginé une aventure aussi exceptionelle
! Ce fut un spectacle extraordinaire accompagné d'une incroyable
vue sur l'ensemble de l'île avec un splendide paysage d'une végétation
abondante, bordée par l'admirable bleu de la mer à perte
de vue.
Nous avons marché durant quatre heures accompagnés d'un jeune
guide d'une trentaine d'années qui s'est parfaitement adapté
à notre rythme. Heureusement !!! Arrivés en haut des fameux
918 mètres, trente minutes de repos et d'admiration devant les projections
de lave. Puis c'est reparti pour la descente, qui selon certains, était
plus éprouvante que la montée. Il est deux heures du matin,
et les chaussures pleines de cendre, nous rejoignons notre capitaine préféré
: Bartelomé qui fut le seul éveillé lors du retour
au Baïa Unci de Lipari.
Gadou, Caro, et Rosine, 16 ans et des poussières de volcans...
Un moment d’extase
Les
étoiles apparaissent dans le ciel, le vent se lève. Le moment
tant attendu est proche. Soudain, un léger frisson parcourt notre
corps de la tête aux pieds. Ces pieds qui ont tellement souffert
pour nous porter jusqu’à ce paradis de la nature pour permettre
à nos yeux d’admirer un spectacle grandiose et unique. Nous ne sommes
pas seuls à vouloir assister à cette force inimaginable et
surnaturelle, celle d’un des plus impressionnants volcans d’Italie
toujours en activité, le Stromboli.
Alors que tout le monde, dos au cratère, récupère
de cette longue et pénible montée, un bruit sourd, venu des
entrailles de la terre cesse cette ferveur qui a pris le dessus sur notre
attention. Cette explosion est tout de suite suivie d’un jaillissement
de lave, d’un rouge écarlate. Face à ce spectacle, nous restons
sans voix. L’opportunité de monter plus haut est tout de suite saisie.
Cependant, un vent glacial est décidé à nous repousser
dans notre victorieuse ascension. Mais nous ne nous décourageons
pas pour autant et nous poursuivons notre périple dans un noir,
complice d’une nature en pleine ébullition. Enfin, nous nous asseyons
au sommet pour être prêt à assister à d’éventuelles
nouvelles explosions. Nous restons tous là, l’appareil photo en
main, sur le point de déclencher le flash, lorsque enfin notre attente
est récompensée à plusieurs reprises. Un moment d’extase
nous envahit… Celui-ci est malheureusement écourté : le guide
est déjà reparti.
Thomas et Cédrick, 17ans ; Aurélien, 16 ans.
Le Stromboli vu du ferry
La visite du Stromboli n'a pas été effectuée de la
même façon par tous. Certains on gravit le volcan, d'autres
ont profité du paysage en ferry, mais tous ont pu observer un phénomène
volcanique inoubliable de nuit : des projections de bombes volcaniques
et de lave. Et donc aucune personne n'aura manqué ce phénomène
!
Marion, 17ans, Laure, 16ans
L’interminable et magnifique ascension du Stromboli
Le
mardi 17 juillet 2001, nous avons vaincu le Stromboli, ce fameux volcan
qui domine la mer Eolienne du haut de ses 924 mètres.
Parés pour l’expédition : bonnes chaussures, casques et masques
à gaz, ainsi que deux guides (vraiment pressés), nous avons
découvert de magnifiques paysages qui ne sont propres qu’au Stromboli.
Mais cette belle vue avait un prix : la fatigue. Car il fallait marcher,
monter et escalader ce volcan avant de parvenir au clou du spectacle :
la lave en activité.
Nous avons tous été plus éblouis les uns que les autres
par cette vision unique qui ne durait que quelques secondes toutes
les dix minutes environ.
Bien que la descente soit moins fatiguante que la montée, nous étions
tous contents d’arriver en bas pour dormir sur la plage, sous un magnifique
tapis d’étoiles. Et c’est avec la vision au loin de la lueur orangée
de la lave du Stromboli que nous nous sommes endormis.
Stéphanie et Daphné, 17 ans.
Le Stromboli : plein les yeux !
Le
clairon sonne sur le coup de 18h00, nous partons pour le Stromboli. Au
bout d’une heure nous atteignons le premier palier. Un coucher de soleil
magnifique nous envoie dans un monde parallèle. L’impression de
fatigue est inexistante. Tous pressés d’atteindre le sommet, nous
repartons de plus belle. C’est le cœur émerveillé que nous
ne souhaitons plus qu’une seule chose : pouvoir observer la lave
en fusion. Notre rêve va t- il se réaliser ? C’est après
trois heures de marche que nous atteignons notre but. En fin de compte,
personne ne regrette la montée. La fatigue des deux semaines précédentes
s’est miraculeusement effacée face à une telle éruption.
En effet, c’est le seul des volcans, sur les quatre que nous ayons
gravi, qui nous donne satisfaction.
Marie, Amély, Lois