Un séjour vécu comme un polar sicilien

 

Evasion spectaculaire à la Santé !


Deux hommes accompagnés d’une femme se sont évadés hier de la prison de la Santé.
C’est en effet hier aux alentours de 19h45, juste après le Bigdil  que le plus dangereux d’entre eux, Stéphane T., issu des banlieues défavorisées assomma l’un des gardiens à coup de cuillère en plastique. Après cette première agression, il libéra le cerveau de l’équipe Habid B., réputé pour ses nombreux actes de folie comme il y a peu un bain de minuit dans une station d’épuration.La seule femme du trio infernal, Delphine L., se libéra par ses propres moyens, en usant de son charme auprès du maton affecté à sa surveillance.
Passant ensuite par les bouches d’égouts, ils arrivèrent rapidement dehors. Ils décidèrent de se séparer pour atténuer les soupçons et se retrouvèrent à la station gare de Bercy. Plus aucune nouvelle d’eux depuis. Le G.I.G.N. est sur les dents pour mettre la main sur les trois malfrats qui semblent vouloir rejoindre la frontière italienne assez rapidement.
 

Nouveau coup d’éclat dans l’affaire des trois évadés


Dans l’après-midi, trois moniteurs qui se préparaient pour une colonie en Italie ont été retrouvés par les gendarmes bâillonnés à l’aide de leurs sous-vêtements au fond d’un wagon-restaurant.
Les soupçons se sont portés immédiatement sur les désormais célèbres malfaiteurs.
Après avoir récupéré les passeports et les papiers de leurs victimes, ils auraient selon toute vraisemblance pris la place des moniteurs et kidnappé les 20 colons qui patientaient sur le quai... On les a repérés depuis du coté de Pompeï.
La police française collabore maintenant étroitement avec leurs homologues italiens.

Vincent, François, Sébastien.

Chaque jour apporte son lot d’éclaircissement sur les trois bandits en cavale. Un touriste belge, en voulant ramasser son cornet de frites tombé à terre alors qu’il visitait Pompeï a trouvé le journal intime d’un des otages, Aurélien Bean. La dernière page qu’il est écrit décrit avec précision la journée passée à Pompeï.
« Les trois truands au cœur de pierre ont décidé de tirer profit de nos petites âmes fragiles.  Ils préviennent sournoisement de nous éliminer 1 par 1 pour mieux nous dépouiller de nos biens les plus chers. Pour cela, ils n’hésitent pas à nous embarquer dans un labyrinthe : les ruines de Pompeï.
Errant dans les vestiges du passé à la recherche d’une quelconque issue, nous vîmes dans cette ville fantômes villas, restaurant et autres amphithéâtres, thermes et épiceries… de même qu’à chaque coin de rue des corps calcinés datant de plusieurs siècles, étaient disposés de telle façon qu’ils nous terrifiaient. D’ailleurs, au fil de ce périple nous nous rendîmes compte que ces présumés monos y étaient pour quelque chose. Et tout à coup, Badaboom, un bruit terrifiant s’éleva de la montagne : le Vésuve. Les trois compères avaient en réalité disposé sans aucune pitié des bâtons de dynamites tout autour du volcan : tout cela afin de nous faire vivre le même calvaire que 24 août 79 jour apocalyptique qui fît fuir des milliers de gens sans défense. Nous étions alors devenus les victimes d’une prétendue catastrophe naturelle.
Affolées, nous avons couru vers les grandes portes fermant la ville pour retrouver les auteurs cachés du drame que nous venions de vivre.
Cette aventure au pied du Vésuve n’était cependant qu’un avant goût  de ce qui nous attendait … »

Après lecture de ce témoignage on peut affirmer que tous les otages sont sains et sauf, les truands ne semblant pas vouloir s’en débarrasser pour le moment.
 

Liselle, Morgane, Stéphanie.
 

De nouveaux éléments viennent clarifier l’affaire des 20 otages.


De source sûre, des otages sont parvenus à envoyer un mot à leur famille. Ces deux lettres écrites à la va-vite sur un papier hygiénique et mis dans une enveloppe non timbrée sont parvenues miraculeusement aux parents ce matin même. Authentifiées par ces derniers, elles indiquent que les malfaiteurs se trouvaient il y a peu à Herculanum. La  police des frontières a daigné nous donner un exemplaire de ces deux lettres :
«Le vendredi 9 07 99
Chers parents,
Rassurez-vous nous allons bien, malgré la chaleur insoutenable mais surtout les malfaiteurs qui nous ont enlevés.
Cet après-midi, ils nous ont amenés  de force dans une ville romaine Herculanum où nous avons vécu une mésaventure… Tout d’abord, arrivé à la caisse, nous avons pu rentrer   « gratuito » grâce aux charme de Delphine (comme d’habitude ) et aux poings de Stéphane, très convaincant eux aussi.
Dans la ville se trouvait une série de pancarte racontant toute l’histoire d’Herculanum où nous avons pu découvrir les grands mystères de cette ville, victime des caprices du Vésuve. Ainsi nous pouvons vous dire que cette ville est plus petite que Pompeï et qu’à l’inverse de celle ci les habitants ont pu se sauver grâce à la proximité de la mer. La différence entre Pompeï était frappante dans le sens où les maisons ne possédaient ni jardins, ni fontaines et où leurs richesses étaient moins visibles.
Tout à coup nous avons été interrompues dans notre contemplation par 4 policiers italiens.  Sous l’ordre d’Habid, Stéphane et Delphine nous séquestrèrent dans les thermes du forum.
Les policiers ne résistèrent pas longtemps à l’ingéniosité du pseudo directeur qui s ‘en débarrassa en moins de 5 minutes.
Pendant ce temps, nous avons admiré les magnifiques fresques et mosaïques qui ornaient le monument. Pendant la sieste d’Habid et l’énième tentative de séduction de Delphine à Stéphane nous avons pu nous échapper chacun de notre coté. Traversant villas et maisons, nous avons visité la ville, à la recherche de policiers vivants. Malheureusement les 3 kidnappeurs nous attendaient à la sortie.
Quand 4 heures sonnèrent, nous n’avons pas pu résister aux gargouillements incessants de nos estomacs qui nous poussèrent vers la sortie.
Nous vous donnerons de nos nouvelles dés la prochaine occasion. Entre temps, nous pensons très fort à vous.

Gros bisous,
Stéphanie, Marion et Cyrielle

"10 juillet 1999,
Très cher journal,
Je profite de ce moment de répits pour te confier le récit de ma journée. Il me reste peu de force pour t’écrire. Tout dort autour de moi, je n’entends que les pas lourds et réguliers de Stéphane. Cela fait deux jours que nous sommes là et c’est loin d’être fini. Ce matin ils nous ont rassemblé dans une grande salle ? Habid nous scrutait du regard, personne ne parlait.  Stéphane et Delphine se regardaient bizarrement, j’apprit plus tard, qu’ils venaient de passer une nuit torride. Aujourd’hui nous allons au Vésuve, pourquoi,  je ne le savais pas… Nous prîmes le métro et le bus, puis nous avons continué à pieds. Après avoir marché durant ½ heure sur un chemin raide et glissant, le cratère se dressa devant nous. Il était immense, les nuages nous entouraient, on ne voyait pas à un mètre. Soudain nos ravisseurs n’étaient plus là. Cherchant aveuglement le chemin du retour, un cri se fît entendre, Morgane avait glissé sur une peau de banane, heureusement elle pu se rattraper à Lisselle. Nous comprimes alors que nous étions entourés de pièges. Nous  nous remîmes en route prudemment quand soudain Arnaud déclencha le piège de Delphine, le célèbre lance pierres fait avec un sous-vêtement. On avança ainsi pendant une heure évitant les multiples pièges de nos bourreaux, c’est alors que le soleil perça les nuages. Nous redescendimes en courant manquant de tomber à multiples reprises.

Mais ils nous attendaient, bien étonnées qu’il n’y ait pas de morts. Nous réprimes  le bus et le métro, puis ils nous distribuèrent notre portion de repas. Voilà le résumé de cette journée. Je me demande ce que nous réserve les jours avenir.
A demain peut être … "

Emilie, Coraline.
 

Des nouveaux renseignements viennent étoffer l’affaire des trois évadés et de leurs victimes. L’Etna semble avoir été une des étapes de leur voyages.
D’après nos envoyés spéciaux et un de nos indicateurs dont nous ne pouvons pas divulguer l’identité ici, le groupe a pris un bus pour le volcan. Arrivés au pied de celui ci, Habid B. menaça de nouer les deux lacets d’un des otages ensemble si on ne les laissait pas monter en téléphérique au sommet.  Effarés par tant de cruauté, les conducteurs acceptèrent.
Tous parvinrent sain  et sauf en haut de la fournaise après deux heures de marche en sandales ou en palmes pour les plus chanceux. Le manque d’eau se fit cruellement sentir dans ce dessert noir brûlé par le soleil ; Il purent s’approcher de la lave mais la chaleur qu’elle dégageait les fit vite reculer.
Les truands, méfiants, établirent un poste d’observation sur un monticule de pierres volcaniques de différentes natures ; De petites éruptions u avaient crées au fil des siècles des colonnes aux couleurs vives.
Tout l’après midi, le groupe resta caché dans cet abri naturel puis à la tombé du jour, ils levèrent le camp et descendirent en courant par la face sableuse du volcan. Essoufflés par leur folle course, le groupe reprit le téléphérique. Forcer la  porte d’un bus ne fut qu’une formalité pour quitter définitivement l’Etna.
Notre indicateur affirme que tous les otages étaient présent mais d’autres informations pourraient parvenir dès demain.

Benji, Vince.
 

Les autorités italiennes ont réussi à localiser le trio infernal composé de Stéphane T., Habid B. et de la charmante Delphine L..
Après une enquête approfondie, il se pourrait que les malfaiteurs et les 20 adolescents se situent dans les îles Eoliennes et plus précisément à Lipari.
D’après les témoignages de pécheurs, ils auraient pris la fuite à bord d’un bateau baptisé Nancy. Il semble qu’ils se soient dirigé vers Panaréa, une île réputée comme repaire de stars et de mafieux siciliens.
Les victimes ont essayé à plusieurs reprises de s’échapper par la mer mais sans succès.
Ils pensaient se cacher dans la grotte de l’amour, mais malheureusement une horde de méduses translucides barrait l’entrée, attirées par les puanteurs d’un des otages, les dents affectionnaient le jus de chaussettes sales faite de dentifrice.
Après une attente interminable sous un soleil ardent, les truands ont accosté à Panaréa. Ils ont décidé de prendre un repas léger et ont accordé à leurs prisonniers leur premier dessert depuis le début du périple. C’est alors que quatre jeunes filles, profitant de la sieste indispensable pour une bonne digestion d’après Stéphane ; ont pris la fuite à travers les petites rues fleuries. Elles ont découvert la « dolce vita » (mode de vie des habitants de l’île). Cependant, leur escapade s’écourta car Habid, réveillé par les fortes flatulences de Delphine, les retrouva sur le port et les ramena de force sur le Nancy. Après avoir mis le bateau en panne près de Vulcano, la petite bande s’équipa avec les palmes, masques, bouteilles trouvées à bord et quitta le Nancy pour rejoindre les rives nauséabondes de l’île.  Voilà ce que nous pouvions dire sur la folle cours de la soit disant colonie de vacances.

Nadia, Pauline.
 

Les kidnappeurs ne semblent vouloir renoncer à rien pour éviter les carabiniers et la police italienne. Toujours aussi peu charitables envers leurs otages, ils ont décidé de faire une marche forcée sur les pentes d’un autre volcan, le Stromboli.
Comme les bandits n’étaient pas à une torture près, ils obligèrent leurs victimes à monter avec des casques bleus et des masques de chirurgiens ridicules. Leur principal défaut est de donner envies de se gratter. L’ascension dura 2h30 et, enfin parvenus au sommet, ils purent admirer les superbes jets de lave crachées par deux cratères. Toutes les 20 minutes. Pour la descente, les bandits mirent les 20 otages devant eux en file indienne. Plusieurs d’entre eux chutèrent lourdement sur la piste de sables. Sable qui rentra dans les chaussures et obligea la petite troupe à faire halte afin de les vider. Ils arrivèrent exténués sur la plage. Habid hurla qu’il désirait un massage, seul Stéphane s’est proposé, il n’y a pas eu t de massage.
Les enfants firent un feu pour se réchauffer mais le brasier attira des carabiniers qui revenaient du bar voisin pour un vol de cacahuètes. Le feu fut de toute façon éteint par un orage qui força les malfrats e les colons à prendre le bateau plutôt que prévu.
 

Guillaume, Aurélien.

Un calvaire qui se fini bien pour les 20 otages. Après 3 semaines de périple en Italie du sud, tout s’est finalement bien terminé pour les 20 colons qui ne semblent pas avoir gardé de séquelles de leur aventure.
Une des victimes a accepté de nous parler, voici son témoignage :

« Arrivés sur le bateau à destination de Naples les 3 évadés s’empressèrent de nous enfermer dans des cabines avec pour seule nourriture une tranche de pain et 2 tranches de jambon. En distribuant ce délicieux repas (des dés meilleurs de l’enlèvement) Habid et Stéphane s’asphyxièrent en pénétrant dans la cabine du dénommer Arnaud. En effet les deux hommes s’écroulèrent à terre et pour cause Arnaud avait enlever chaussures et chaussettes.  Ils les enferma puis nous libéra. Mais il restait encore la grosse Bertha : Delphine ; Personne ne l’avait vu depuis le départ.
Nous la cherchâmes et la trouvèrent perché au-dessus des bastingages en train de vomir. On n’eut aucun mal à l’enfermer avec les deux autres malfrats.
Enfin réveillés les 3 bandits nous supplièrent de les libérer tellement l’odeur était insoutenable.
Nous prîmes le train à destination de Lyon, où nous laissâmes les 3 voleurs aux autorités et nous purent rejoindre Paris par le premier train. Nous n’en voulons pas vraiment aux trois bandits. Cette histoire nous a permis de visiter un superbe pays,  de Naples à Rome, ce fut très enrichissant… »

Eric,  Arnaud, Nicolas.