Stromboli : le spectacle vaut l'ascension


strombolinuit2002 De notre campement de Canneto, sur l'île de Lipari, le Stromboli nous apparaissait à tous comme un immense iceberg couvert de cendre. Et c'est dans cette optique d'imposante masse sortie du fond de la Méditerranée que notre bateau accosta au pied du volcan vers dix sept heures. Le temps de trouver un guide et de s'équiper de casques et de lampes, et l'ascension débutait dans un climat d'appréhension et de tension face à l'élément que nous nous apprêtions à défier.
Une fois la traversée du village effectuée, notre environnement se constituait principalement d'herbes hautes et
l'étroit chemin pavé parraissait serpenter sans fin dans la montagne. Peu à peu, notre altitude par rapport au niveau de la mer qui nous entourait augmentait jusqu'à atteindre un point où notre chemin devint plus escarpé.
C'est enfin aux environs de neuf heures que notre calvaire s'interrompit dans une zone où nous pûmes nous restaurer tout en savourant le magnifique spectacle qu'allait nous offrir le Stromboli.
Dans une fumée devenue de plus en plus envahissante avec la lente disparition d'un vent fort, qui nous avait fouetté le visage tout au long de la montée, et dans la soudaine fraicheur, qui suit immédiatement dans cette région le coucher du soleil, nous vîmes plusieurs explosions qui témoignèrent de l'activité toujours intense de ce volcan.
Dans un cimetière de cendres et de roches nous allumèrent nos lampes de façon à distinguer le sol, et notre lente procession reprit. Arrivés au sommet dans cette ambiance opaque, quelques conseils nous furent prodigués et des masques distribués, nous permettant d'amorcer la descente. Nous descendîmes en une demi-heure de quatre cents cinquante mètres, puis notre périple se fit dans les bambous jonchant la fin de notre parcours.
Une fois les premières habitations rencontrées, nous prîmes conscience de l'effort réalisé tout en nous félicitant
mutuellement. Il était minuit quand nous reprîmes le bateau dans lequel nous nous sommes littéralement écroulés.

Sébastien, 17 ans
Laurent, 16 ans