La chaleur nous étouffait tous. À chaque virage, nous
attendions désespérément de voir le cratère,
ou plutôt ce cratère qui devait nous éblouir par sa
profondeur comme par sa fumée blanche qui jaillit et qui nous prouve
que ce volcan était endormi et pas mort.
Mais
à chacun fois que se découvrait à nous un nouveau
paysage caché par les rochers, nous ne voyons qu'un chemin qui nous
paraissait interminable. Les gouttes de sueur roulaient le long de nos
joues pour finir leur course dans notre cou. Cette transpiration prouvait
que notre effort était grand. Et nous espérions tous que
le cratère que nous nous attendions a voir serait de taille à
récompenser cette longue marche à travers des flancs de cette
montagne qu'est le Vésuve. Notre effort n'étant pas reconnu
par la venue de ce cratère, nous pouvions toutefois découvrir
un panorama de Naples et de ses environs absolument splendide.
De plus la coulée de boue se frayait un chemin dans la montagne
comme une rivière qui aurait toujours été là.
Nous continuions donc à marcher, en admirant cette vue qui nous
était offerte. Et enfin notre récompense arriva, nous vîmes
se cratère si profond qui nous avait fait tant rêver durant
l'ascension.