Vulcano : entre soufre et souffrance
C'est après un court voyage en bateau que nous est apparu Vulcano,
l'île jaune. Immédiatement assailli par une affreuse odeur d'oeuf
pourri, dont nous devrons nous accoutumer, nous avançons quand même,
confiant de la vision que nous aurons une fois là-haut. Nous avons
un peu de route avant d'atteindre le point de départ, un chemin sablonneux
à travers la broussaille. L'ascension commence vraiment ici et pendant
une vingtaine de minutes nos pieds ne foulent que du sable dérapant.
Comme notre groupe est hétérogène, les colons et les
monos commencent à s'éparpiller selon leur rythme. Soudain,
au détour d'un petit virage, le sable grisâtre disparaît
et laisse place à un roc imposant composé de granite rose. Une
faille d'au moins soixante centimètres et de largeur d'homme fend le
chemin en deux parties accessibles.
Enfin, au bout d'une dizaine de minutes, le granite rose se transforme en
paysage désertique où gisent d'innombrables rochers et cailloux
marrons, vestiges des anciennes éruptions. C'est dans ce décor
que nous tombons sur le cratère, béant, près à
nous engloutir. De son coeur sablonneux à ses pentes tachées
par de larges plaques sulfureuses, s'échappent des fumerolles ( que
nous savons dangeureusement toxiques). Un chemin fait le tour du volcan, mais
il est traversé à un endroit par de nombreuses fumerolles menaçantes.
Un premier groupe s'élance à travers les fumerolles afin de
grimper jusqu'au point culminant du cratère. En passant un petit obélisque
nous livre un message encourageant en quatres langues différentes:
" Puisse la paix régner dans le monde". En passant à travers
les fumerolles, nous fûmes obligé de nous protéger le
visage avec nos tee-shirts pour éviter une bouffée irritante
de gaz. Une dernière montée attend le groupe qui atteint le
sommet de Vulcano. Alors, devant la vision enchanteresse qui se donne devant
nous, le volcan jaune, les îles lointaines et la mer bleu azur, je
ne peux m'empêcher de m'excamer : "I'm the king of the world". Toujours
en suivant le groupe, on redescend près de l'obélisque en continuant
le chemin encerclant le cratère. Le premier groupe aura mis une quarantaine
de minutes suivi progressivement par les autres. Ceux qui avaient pris leur
temps auront avaler ce volcan en un peu plus d'une heure. Après un
repas sandwich, le groupe entier se met à redescendre le volcan de
l'île jaune, un peu fatigué par la montée.
Suite à une journée difficile et harassante, notre joyeuse
troupe ayant achevé avec brio et panache l'acension du cracheur de
souffre VULCANO, se dirigea fièrement vers une nouvelle et incontournable
étape touristique: LES BAINS DE BOUES !!!! Une "alléchante"
odeur de souffre nous renseigna sur la direction à suivre. Au détour
d'un chemin pavé, nous découvrîmes avec stupéfaction
un spectacle insolite, merveilleux mais non moins étrange : des touristes
se roulant bêtement dans la boue. Ni une, ni deux et sans ambages, une
partie de nos joyeux lurons décidèrent farouchement de vaincre
leurs premières réticences. Nous introduisîmes alors
nos magnifiques et athlétiques corps bronzés dans la
boue chaude et visqueuse. Tels certains animaux vulgairement appelés
cochons, nos joyeux drilles se roulèrent dans la boue, espérant
ainsi profiter pleinement des effets dermatologiquement bienfaisants qui sont
imputés à la boue.
Après un ô combien trop court quart d'heure de barbotages placé
sous le signe du rire, nous nous resignâmes à aller nous rincer
dans la mer toute proche. De celle ci remontaient des petites bullonettes
, c'était chouette...
Des souvenirs pleins la tête et tandis que le soleil rougeoyait dans
l'horizon, nous quitâmes cette île de rêve pour retourner
dans notre fabuleux camping, pour faire la fête jusqu'au bout de la
nuit avec notre animateur de choc : l'illustre GIGI.
Que du bonheur!!!
Fabien, 16 ans, Florent,16 ans et la bande des joyeux lurons : Antoine,17
ans, Marion,17 ans, Delphine,16 ans, Julien, 17 ans